INFRASTRUCTURES : Le Centre technique "Jules Bocandé" grandit lentement mais sûrement

Senefoot Written by  samedi, 30 mars 2019 00:00 font size decrease font size increase font size

Le centre technique Jules Bocandé continue sa montée en puissance à Toubab Dialaw, plongé dans la verdoyance caractérisant son environnement immédiat, en complet contraste avec l'océan de bâtiments en chantier qui ceinture son périmètre.

Sur ces terres d'un département de Rufisque de plus en plus gagné par le boom immobilier, le Clairfontaine sénégalais se veut en accord avec cet air de campagne ambiante, entre plantes ornementales, goyaviers, citronniers, manguiers ou autres.

Un décor renvoyant à la verte Casamance ou à un verger, sauf que l'attention du visiteur se porte tout de suite sur deux terrains en gazon naturel et synthétique.

De fait, le centre technique Jules Bocandé, dont les clés ont été remises aux autorités sénégalaises en 2013, n'arrête plus d'abriter les sélections de jeunes (des U17 aux U23) et même celles féminines.

Il est désormais très loin de ce chantier qui a mis du temps à sortir de terre quand la FIFA avait décidé de financer sa construction à travers le projet Goal.

"Nous sommes heureux de constater que le centre répond aux besoins des sélections, et je peux vous dire qu'à un certain moment, nous aurions aimé avoir du temps pour faire des travaux comme actuellement avec les locaux des intendants", indique Ibrahima Niang qui accepte de faire une visite guidée de cette propriété de sept hectares, parfaitement bien occupée.

En plus d'un terrain en gazon naturel et synthétique, le centre compte un terrain dédié au Beach soccer, s'enorgueillit le directeur guidant la visite des lieux au pas de course.

"Nous aurions pu recevoir des séminaires et autres ateliers des sociétés de la place, mais c'est très compliqué parce qu'il y a toujours une sélection en stage", souligne M. Niang, nommé en 2014 à la tête de la structure comptant actuellement 46 lits.

"L'objectif, c'est d'avoir 120 lits pour pouvoir recevoir en même temps trois sélections nationales", a-t-il dit, en terminant la visite guidée par les aires de jeu d'une qualité qui ravit les visiteurs.

"Il n'y a rien à redire, ça n'a rien à avoir avec l'aire de jeu du stade Léopold Sédar Senghor", s'enthousiasme un des nombreux agents trouvés sur place, à l'occasion d'une visite de dirigeants de Lille (France), venus suivre des matchs d'application entre la sélection nationale U17 et des joueurs convoqués par le club français pour un stage à Saly-Portudal durant la trêve internationale.

Avec à leur tête Luis Campos, directeur sportif de ce club français de l'élite, la délégation de Lille en a profité pour organiser une détection de joueurs venus des pays de la sous-région.

Interrogés sur les aires de jeu, les U17 sénégalais Samba Diallo et Mouhamadou M. Diaw, le capitaine, assurent qu'au centre Jules Bocandé, tout est réuni pour bien se préparer.

"Mon rêve, c'est de voir une de ces sélections remporter un titre de champion d'Afrique pour voir le centre entrer dans l'histoire du football national", dit son directeur, qui n'hésite pas à mettre la main à la pâte pour placer des chaises sur la tribune de 1500 places érigée en bordure du terrain synthétique.

Visiblement comblé, il ne se fait pas prier pour des comparaisons qui rendent comptent de toute son ambition pour le futur de ce centre technique du nom de la star du football sénégalais dans les années 1980-1990, Jules François Bocandé.

Décédé en mai 2012 à Metz des suites d'une opération chirurgicale, Jules Bocandé a été un professionnel en vue en France, au PSG et à Metz, mais aussi en Belgique.

Le directeur du centre technique de Toubab Dialaw donne naturellement en exemple Clairefontaine, "connu en France parce qu'il a servi de lieu de travail pour les Bleus champions du monde en 1998".

"Tout est réuni pour recevoir tout le monde et en cas de succès, même la sélection A pourrait sauter le pas", a-t-il dit.

En attendant, l'ancien arbitre fédéral qui manage le centre technique national, préfère couver des yeux la sélection de jeunes qui répètent ses dernières gammes avant Tanzanie 2019 (14 au 28 avril).

Avec Aps

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