TRIATHLON (Congrès de la FRATRI à Dakar) : D’importantes décisions arrêtées

Omnisports Written by  mardi, 20 février 2018 00:00 font size decrease font size increase font size

Les lampions se sont éteints sur le congrès de l'Association des fédérations francophones de triathlon (Fratri) qui s'est tenu durant trois jours à Dakar. La capitale sénégalaise qui est considérée comme une plaque tournante de cette discipline en Afrique, a permis aux membres de ce sport de mesurer le chemin parcouru et la distance entre l'anglais, langue officielle du triathlon, et le français qui s'est frayé un passage pour être une de ses trois langues (anglais, espagnols et français).

 

Mais le point intéressant de ces assises de Dakar était surtout la dotation de moyens aux pays africains francophones à l'occasion des grandes compétitions africaines et mondiales (préparation et participation). Sur ce point, les 42 pays africains membres de la Fratri sont repartis de Dakar satisfaits des conclusions issues de ce congrès qui a vu la participation des présidents de la confédération africaine de triathlon, Ahmed Nasser, de la Fratri, Philippe Lescure, mais aussi de Nezha Bidouane, double championne du monde de 400 m haies et présidente de la Fédération Royale Marocaine de Sport pour Tous.

Des décisions importantes pour 2018 ? On peut en citer quelque unes. Le championnat d'Afrique des nations à Rabat en mai, la Coupe d'Afrique des nations à Dakar en décembre, le congrès à Dahla au Maroc en décembre, le camp d'entraînement à Charm El Cheikh en Egypte en mars; et cerise sur le gâteau, l'intégration du Cap-Vert comme nouveau membre, entre autres. Pour le président de la Confédération africaine de triathlon, le général Ahmed Nasse, il est heureux de constater que des jalons sont en train d'être posés par le triathlon au Sénégal. « Dernièrement il y a eu un stage de la fédération internationale qui s'est tenu à Dakar, maintenant nous assistons au congrès de la Fratri à Dakar; donc je suis content des efforts réalisés par le Sénégal dans le triathlon au sein du monde francophone. Le Sénégal est l'un des pays les plus actifs dans les activités du triathlon en Afrique et ensuite la famille francophone fait partie de la fédération internationale », a-t-il indiqué.

Selon lui, le triathlon a un bel avenir en Afrique puisque maintenant cette discipline compte 42 pays membres sur le continent. « Au début on n'avait que 8 pays affiliés dont 4 seulement étaient actifs. Maintenant on est 42 pays africains membres de la confédération. Depuis quelques années, de plus en plus de pays africains font du triathlon. Et aujourd'hui on a beaucoup d'activités sur le plan international. Cela veut dire que le triathlon est en train de se développer sur le continent », s'est-il réjoui. C'est le même sentiment qui a animé le président de la Fratri, le Français Philippe Lescure, qui est également président de la Fédération française de triathlon. « Nous avons choisi Dakar parce que c'est symbolique de la francophonie. Dakar est une grande ville francophone qui est au cœur de la francophonie. Donc il nous paraissait tout à fait normal d'organiser ce congrès à Dakar. D'ores et déjà sont actées des invitations pour 2018 en France notamment à Brives qui est très attractif en termes de pratique du triathlon.

Donc nous avons déjà envisagé effectivement que la France puisse accueillir le triathlon sénégalais, mais aussi l'ensemble des pays de la francophonie. Donc nous allons poursuivre dans cette coopération très importante entre la France et les fédérations africaines », a-t-il dit.

Et, c'est important selon lui que des actions soient déjà lancées et menées en termes de formation, d'entraînement des jeunes, de formation de cadres techniques, des entraîneurs. « Permettre aussi de mieux structurer chacune des fédérations en termes de gouvernance et d'organisation. C'est donc parmi ces thèmes-là, ceux que nous portons en premier lieu et qui nous permettent de mieux développer le triathlon dans l'ensemble des pays membres de la Fratri. Nous allons renforcer et développer plus encore nos programmes de formation, d'accompagnement, de structuration. Parce qu'effectivement les pays membres de la Fratri ne sont pas au même niveau de structuration. Nous avons des pays très jeunes qui nous ont rejoints, notamment du continent africain. Il est important que des pays plus structurés, qui ont une antériorité comme la France, la Belgique, la Suisse, puissent apporter leur contribution, leur savoir-faire, leur programme de formation de manière à permettre aux pays africains de gagner du temps et de bénéficier de ces programmes de formation », a-t-il notamment déclaré.

Selon lui, la promotion de la langue française est un axe majeur « et c'est presque notre raison d'exister, au-delà des programmes de formation. La promotion de la langue française est essentielle. Nous avons obtenu la traduction en français de l'ensemble des programmes de formation et nous allons demander à la fédération internationale d'aller plus loin dans sa constitution du français comme langue de travail. Vous savez que le français est la langue officielle du Cio inscrit dans la Charte olympique. Et donc il nous parait tout à fait nécessaire que la langue française soit davantage utilisée dans toutes les structures et instances internationales.

Bien entendu l'anglais qui est concomitant de la fédération internationale existe de même que l'espagnol qui est déjà langue de travail. Mais il nous parait très important que très rapidement le français soit aussi une langue identifiée comme officielle au sein de la fédération internationale. Et c'est un des axes majeurs des prochains mois », a-t-il dit.

Avec Lesoleil.sn