CANDIDATURE MONDIAL : Un "équilibre de la terreur" entre Maroc 2026 et United 2026

Published in Foot Inter avril 27 2018 font size decrease font size increase font size

La candidature à la Coupe du monde 2026 est arrivée à une position qu'on peut décrire comme un équilibre de la terreur entre les deux candidats avec la plainte déposée récemment au Comité d'éthique contre Fatma Samoura, la Secrétaire générale de la Fifa.

 

Elle est accusée de n'avoir pas déclaré un présumé lien de parenté avec El Hadj Diouf, l'ancien capitaine des Lions, ambassadeur de Maroc 2026.

La non-déclaration de cette supposée parenté qui constituerait une violation du code d'éthique relatif au "devoir de divulgation, de coopération et de signalement" et au "conflit d'intérêt", aurait été déposée par des officines proches de la candidature United 2026 qui soutient le trio composé des Etats Unis, du Canada et du Mexique.

Si ces accusations ont fait sourire au Sénégal, le pays des Diouf ou dans une grande partie de l'Afrique où on ne connait aucun lien de parenté entre le double Ballon d'or africain 2001 et 2002 et la SG de la Fifa, ceux l'ayant posé, peuvent se dire que c'est une manière de répondre aux sorties au vitriol de la candidature marocaine notamment contre la Task Force.

Les soutiens de la candidature du Royaume chérifien n'avaient pas manqué de flétrir les capacités d'élimination de la Task Force qui a visité la semaine dernière les villes candidates du Maroc et qui est accusée de rouler pour la candidature nord-américaine.

Le Croate Zvonimir Boban, SG adjoint de la Fifa et les autres membres de cette Task Force sont accusés de chercher la petite bête pour éliminer le représentant africain avant le vote du 13 juin prochain à Moscou lors de l'assemblée générale de la Fifa.

En ne visitant que quelques villes marocaines et en prévoyant de revenir pour une autre inspection, le groupe de travail de la Fifa, a donné du grain à moudre aux soutiens du Maroc qui avec ses ambassadeurs sont en train de faire un travail qui commence à porter ses fruits.

Maroc 2026 grâce notamment à la Confédération africaine de football a réussi à pousser quasiment toute l'Afrique derrière sa candidature tandis que d'autres plénipotentiaires de cette candidature sont en train de gagner beaucoup de fédérations européennes et autres à sa cause.

Et la politique du locataire de la Maison Blanche, Donald Trump, autour de son slogan ''America First'' et sa décision de construire un mur à la frontière d'avec le Mexique, un pays membre d'United 2026 avec le Canada, fait partie des atouts dans la manche de Maroc 2026.

Du côté du soutien de la candidature nord-américaine, on a appris cette dépêché d'agence relayée par les médias marocains qui faisait état d'une élimination du Royaume chérifien en raison de ses lois sur l'homosexualité.

Récemment, des médias marocains relayant une dépêche d'une agence nord-américaine, affirmait que la candidature marocaine serait en danger à cause de ses lois incriminant les relations homosexuelles dans le pays.

Selon les mêmes sources, les lois marocaines prévoient des peines d'emprisonnement et une amende en cas d'homosexualité.

Les demandes de soutiens publiées à grand renfort dans les médias, les deux candidats à l'organisation de la Coupe du monde, sont en train de passer à une autre étape.

C'est comme si on revenait à la guerre froide avec sa stratégie militaire de dissuasion nucléaire.

La dissuasion nucléaire avait été élaborée à l'époque de la guerre froide (fin de la 2-ème guerre mondiale à la chute du bloc de l'Est vers 1991), par l'Union soviétique (et ses satellites au sein du Pacte de Varsovie) d'une part, et les États-Unis (et ses alliés au sein de l'OTAN) d'autre part.

Cette doctrine affirme que l'utilisation à grande échelle de l'arme nucléaire par l'un des deux belligérants provoquerait à coup sûr la destruction des deux camps. À cet effet, il est nécessaire pour chaque protagoniste de disposer d'un stock d'armes de destruction massive suffisant pour annihiler l'ennemi.

C'est la forme extrême de la dissuasion, où les bénéfices d'une attaque seraient invalidés par les pertes, puisqu'il y aurait annihilation de chacun des belligérants.

Cette stratégie est une forme d'équilibre dans lequel chacune des parties ne peut rompre l'équilibre qu'en s'exposant à être détruit.

Aps

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